Colloque international: « unworking, désoeuvrement, inoperosità »

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6-9 juillet 2017, Hollande

Organisateurs : Cory Stockwell & Laura Zebuhr

The concept of unworking or inoperativity has marked theoretical work indelibly over the past decades. The most prominent text that comes to mind when we consider the concept is probably still Nancy’s 1983 article The Inoperative Community (La communauté désoeuvrée), but Nancy’s employment of the term was in part an homage to Blanchot, who by this point had already been using it for several decades. As Blanchot writes in The Infinite Conversation, one of the aims of désoeuvrement is to question the primacy we generally accord to the work, or oeuvre, but without seeking to erect something new in its place: “every important literary work . . . retains, as its always decentered center, unworking: the absence of the work.”

(…)

Lire l’argumentaire complet/ see the full cfp here

Programme Tiqqun/Comité invisible: 17/09 10h30-18h à la Sorbonne Nouvelle

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omniasuntcommunia

Commun et communauté dans les écrits de Tiqqun et du Comité invisible

Lire l’argumentaire de la rencontre ici

 

10h 30 Accueil des participants AMPHI D-03

10h 45 Rémi Astruc « La théorie qui vient aux Blooms »

11h 15 Thierry Tremblay « Tiqqun comme expérience intérieure »

Pause

12h Cory Stockwell « Forme-de-vie : le pur, le cru »

12h 30 Débat  « Contribuer à l’intelligence de l’époque » ?— L’ambition théorique de Tiqqun et du Comité invisible

Pause déjeuner

14h 30 Projection du film : Et la guerre est à peine commencée…

15h Débat : Récupérer la violence ?

Pause

15h 45 Julien Langé « Lire Tiqqun et prendre la porte »

16h 15 Charlotte Serrus « L’être-parlé de la Jeune-Fille : histoires d’hôtes chez Pierre Huyghe »

Pause

17h Eduardo Jorge « La joie qui vient —A propos d’une interview avec Jean-Luc Nancy »

17h 30 Débat : « L’ambition stratégique : comment faire? »

18h Clôture

La Communauté à l’épreuve des arts de la rue

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Une histoire d'Ilotopie, Cie d'arts de la rue

Une histoire d’Ilotopie, Cie d’arts de la rue

La Satiété du spectacle.

Nous voici dans une société d’où le réel est rapidement en train de disparaître, tel que Jean Baudrillard l’avait imaginé. Ce vacillement de la réalité, débuté depuis la seconde guerre mondiale entre industrialisation de massacres d’humains et fission atomique s’accélère chaque jour sur cette planète entoilée de cybernétisme. Notre environnement, si soigneusement répertorié par les « encyclopédistes » qui aidèrent à construire le monde contemporain, se mute au fil du temps en répertoire d’images. Parallèlement, s’érige une nouvelle humanité composée pour la première fois d’une vraie collection d’individus, décideurs autonomes, heureux d’accéder à une société du mirage, à une société de la satiété.

L’argent qui fut la première des réalités avant de devenir un fluide virtuel ne parviendra peut-être pas à tenir en haleine le prochain milliard d’individus ; qu’est-ce qui fera société demain dans un libéralisme qui ne s’est jamais préoccupé vraiment d’inventer un « après Dieu », puisque c’est juste la fabrication du client qui le fascine ; d’ailleurs, devenir client est une adhésion implicite au système, c’est un baptême.

En somme, un schéma économique à perdre l’esprit est le lien engendrant une population déliée facilement aliénable, qui cherche parfois derrière elle ses voies éthiques.

C’est à cet étage et à ce moment-là que se situent l’art et la culture, quand l’accélération du délitement appelle les artistes à inventer les futurs mythes athées et urbains qui nous feront vivre ensemble demain. Sans une secousse culturelle, voici des morceaux entiers de la société qui s’enfermeront dans des sectarismes dévastateurs ; la responsabilité de l’art d’aujourd’hui est ici.

Avant de détruire les utopies que nous inventerons, ayons d’abord la joie de les inventer.

Si la prochaine floraison artistique a lieu, elle éclora dans l’espace public pour peu que la paix lui en donne le temps, devenant « le potentiel utopique de l’espace public » dont parlait déjà Habermas. Nous avons du boulot !

Bruno Schnebelin (fondateur et directeur artistique d’Ilotopie)

University and the « Undercommons » (Moten & Harney)

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undercommons

Un chapitre extrait du livre paru en 2013 de Fred Moten and Stefano Harney

The Undercommons: Fugitive Planning & Black Study

 

The Only Possible Relationship to the University Today Is a Criminal One

“To the university I’ll steal, and there I’ll steal,” to borrow from Pistol at the end of Henry V, as he would surely borrow from us. This is the only possible relationship to the American university today. This may be true of universities everywhere. It may have to be true of the university in general. (…)

Lire la suite ici.

Les communautés ethno-raciales aux États-Unis. Identités transculturelles et/ou processus d’américanisation ?

En passant

Vendredi 10 juin 2016 – Université de Cergy-Pontoise

L’étude des communautés ethno-raciales – désignant ici les groupes minoritaires dont l’identité collective est basée sur des caractéristiques culturelles et/ou des origines géographiques communes – demeure un des domaines de prédilection de la recherche en sciences humaines et sociales aux États-Unis. Les travaux sur la question, en particulier ceux des historiens, des anthropologues, des sociologues ou encore des géographes, ont dans le passé essentiellement traité du processus d’intégration et/ou d’assimilation des groupes minoritaires au sein la société américaine, comme en témoignent les débats entre assimilation forcée et intégration progressive des groupes issus de l’immigration, matérialisé par deux ouvrages majeurs, The Uprooted d’Oscar Handlin et The Transplanted de John Bodnar. Aujourd’hui, se pose davantage la question des interactions entre les cultures, de la nature transculturelle des identités et des effets des cultures d’origine et de l’environnement américain dans le processus d’acculturation et de construction identitaire des groupes minoritaires. S’inscrivant dans cette dynamique, cette séance du séminaire Communauté(s), séminaire piloté par Rémi Astruc dans le cadre de l’axe « Constructions identitaires » du laboratoire Agora, s’interroge sur le concept d’identité(s) transculturelle(s) dans le but de mieux comprendre les liens entre culture(s) et identité(s) d’origine ou spécifiques des groupes minoritaires et influence américaine, et leurs effets, en adoptant une approche pluridisciplinaire et une perspective comparative, à partir d’études de cas spécifiques portant sur différentes communautés ethno-raciales de la « mosaïque » étasunienne, comme les Afro-Américains, les Hispaniques, ou encore les groupes issus de l’immigration française, québécoise ou arménienne.

Voir le programme ici.

Destituent power / puissance destituante

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Une conférence éclairante de Giorgio Agamben (2013)

a subject (…) constitutes itself only through the using, the being in relation with an other. Ethical and political is the subject that constitutes itself in this use, the subject that testifies of the affection that it receives in so far as it is in relation with another body. Use, in this sense, is the affection that a body receives inasmuch as it is in relation with another body (or with one’s own body as other).

Read the text in English and interesting notes about this text by Philippe Theophanidis

kresteï somatos, faire usage du corps, cela voudrait dire l’affection que l’on reçoit en tant qu’on a un rapport avec des corps. A mon avis, c’est la vie en tant que lieu véritable du politique. S’il y avait un sujet du politique, ce serait celui qui est affecté par sa relation avec des corps.

Lire le texte en français et regarder la toute récente conférence-réponse (avril 2016) de J-L. Nancy « Restitution« 

J. Rancière: « La Nuit debout est apparue, dans ce contexte, comme une réduction à l’échelle française de quelque chose de singulier que l’on pourrait appeler un désir de communauté »

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Un entretien de Médiapart avec le philosophe Jacques Rancière

«La transformation d’une jeunesse en deuil en jeunesse en lutte»

Par Joseph Confavreux – Publié le  dimanche 1 MAI 2016

 » (…) un désir un peu abstrait de communauté (…) a trouvé, pour se matérialiser, le dernier lieu disponible, la rue. L’occupation, jadis, avait son lieu privilégié dans l’usine où la collectivité ouvrière affirmait son pouvoir sur le lieu et le processus au sein desquels elle subissait le pouvoir patronal et faisait ainsi de ce lieu privé un espace public. Ellese pratique maintenant dans les rues, sur les places,comme dans les derniers espaces publics où l’on peut être en commun ; discuter et agir en commun. »

Lien vers le site Médiapart