Musique et hacking : Instruments, communautés, éthiques.

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hackAppel à communication Colloque International

musée du quai Branly–Jacques Chirac, Ircam–Centre Pompidou

8‐10 Novembre 2017

 Depuis le tournant du troisième millénaire, le code informatique et les instruments numériques ne cessent de transformer les pratiques musicales dans leurs dimensions esthétiques, ergonomiques, communicationnelles ou éthiques. Cette reconfiguration s’opère en partie sous les auspices de la notion de hacking. Si cette dernière renvoie initialement à un ensemble d’activités liées au monde de l’informatique, elle a progressivement infiltré et structuré d’innombrables champs, dont celui de la création artistique. Les valeurs véhiculées par le hacking prônent à la fois la réappropriation des objets techniques produits en série et la valorisation d’une forme de savoir-faire communautaire en libre accès, mais aussi le plaisir de la sérendipité, du détournement et de la manipulation. Elles sous-tendent une forme de contestation sociale discrète et éparse, en réponse à une culture commerciale et industrielle mondialisée souvent normalisante. Le colloque « Musique et hacking » vise à cerner les pratiques de musiciens et de techniciens (professionnels ou non) s’impliquant dans des activités qui relèvent, explicitement ou implicitement, du hacking musical, et à étudier plus précisément le rôle joué par les hackers musicaux au sein de la culture numérique et des processus d’innovation qui lui sont associés. (…) Lire la suite ici

La Communauté, « un idéologème polysémique » —Stéphane Vibert

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img-vibertAlors qu’il vient de publier La Communauté des individus (éditions: Le bord de l’eau, 2016), on pourra relire, de Stéphane Vibert, cette mise au point très riche de la notion de communauté dans la pensée socio-anthropologique.

S.V.: La remise en cause salutaire de la vulgate utilitariste dominante dans les sciences sociales – notamment par le développement d’un « paradigme du don » [Caillé, 2002] autour des travaux du MAUSS – accompagne depuis plus d’une vingtaine d’années un processus multiforme à la fois théorique et pratique de redécouverte des vertus de la « communauté », aux sources diverses et variées (acteurs sociaux, minorités militantes, intellectuels communautariens, mais aussi organismes étatiques). L’hypothèse d’un rapport plus étroit qu’une simple concomitance apparaît valide à bien des égards, tant les deux orientations, pour hétérogènes voire contradictoires parfois qu’elles soient dans leurs incarnations concrètes, semblent bien participer d’un même mouvement de fond : valeurs communes (solidarité, proximité, générosité, dévouement, voire sacrifice), illustration d’une socialité primaire fondée sur les liens proxémiques de reconnaissance, plaidoyer pour un tiers secteur informel qui dessine un champ d’activités à la fois spontanées, libres et inclusives (bénévolat, volontariat), apologie d’une « troisième voie » entre État et marché qui soutienne l’autoconsistance et le caractère autonome du social. Au point qu’on peut se demander si la « communauté » des modernes, après s’être un temps fourvoyée dans l’essentialisme identitaire de collectivités closes, homogènes et pures, ne constitue pas – comme espace à la fois géographique, symbolique et moral – le lieu « naturel » d’expression des relations sociales assises sur la triple prescription du donner-recevoir-rendre.

Durant plus d’une centaine d’années, et encore parfois aujourd’hui, la notion de «communauté» a été appréhendée en contradiction avec celle de «modernité». Communitas chrétienne dans un lien mystique avec le divin, métaphore organique de groupes fermés et autoritaires, unité synthétique et vitaliste rêvée par le romantisme, elle s’est donné le visage de toutes les utopies anti-Lumières. Et pourtant, c’est bien à cause de ce double statut contradictoire – une nostalgie restauratrice se fondant dans une dimension projective qui désamorce la posture conservatrice – que la communauté va se manifester avant tout comme « un opérateur logique essentiel de la manière dont la modernité se pense » [Raulet, Vaysse, 1995, p. 7].

Indicateur d’une crise de légitimation intrinsèque à la modernité, la communauté se révèle (…)

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« Le nom commun de la communauté » —par Thierry Tremblay

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Recension de Nous? L’aspiration à la communauté et les arts (Rémi Astruc, Versailles: RKI Press, déc. 2015)

Le nom commun de la communauté est un pronom, un pronom de personne. La marque de la question est un point d’interrogation. La grammaire contemporaine de l’interrogation est donc marquée, comme le titre extrêmement simple de l’ouvrage de Rémi Astruc, par Nous, pluralité de Je ou de Moi, et par un signe de ponctuation, point d’interrogation.

La difficulté du commun dont le nom commun est le pronom personnel Nous tient en effet à ne pas segmenter en termes d’attributs la participation à la personne. Elle tient également au statut propre de la singularité, car la communauté peut être monastère, bien amarrée sur son μόνος, communauté d’unités, de singularités relatives ou de solitudes, communauté d’uniques, fondée sur une articulation invisible verticale (de nature transcendantale, mais tout de même « très manifeste ») plutôt que sur son évidente horizontalité (visibilité immanente, étendue partagée, sensation plus ou moins pénible de masse ou éventuellement agrément de foule). C’est ce qui explique la distinction entre communautés, qui relèvent de la part qui est « déjà là » et de l’analyse sociologique ; et la Communauté, qui est de l’ordre du possible, de l’imaginaire, d’une « aspiration à la communauté », pour reprendre le sous-titre de l’ouvrage.

La scène de l’assemblée (…)

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Partir en communauté (dossier de la revue Cahiers d’Histoire)

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n°133 | 2016

Frank Noulin et Jean-François Wagniart (coord.)

(…) C’est pourquoi nous avons décidé de travailler sur le départ pour « créer communauté », afin de vivre pleinement ses idées, et ce, sans dogmatisme ni fanatisme. Peu importait la distance parcourue, puisque comptait surtout le cheminement d’hommes et de femmes rompant avec leurs milieux d’origine, jugés trop étroits et fermés. Leur aspiration profonde était de faire vivre leurs idéaux « ici et maintenant », sans attendre une transformation globale des structures de la société et des institutions, en laquelle ils ne croyaient souvent plus, avec l’espoir cependant que leurs démarches puissent servir d’exemple et se multiplier.

Souvent inspirés de pensées utopistes, égalitaires ou libertaires, ou pour les plus religieux d’un retour à un christianisme primitif et communautaire, ces militants (…)

N° en accès libre, pour le consulter : cliquer ici

Images de la Communauté aujourd’hui/ Picturing Community today

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Appel à participation (colloque 1er et 2 juin 2017, Cergy)

La réunion des hommes en Communauté est généralement pensée comme plus profonde, plus intense et plus organique que leur simple regroupement en société. De là naissent bien des images qui s’efforcent de capturer et (re)présenter, métaphoriquement ou littéralement, ces liens à l’intensité remarquable.

Ruche, fourmilière, banc de poisson —image « plus terrifiante encore », selon Roland Barthes, que celle de la fourmilière— ; foules compactes, masses indistinctes ou organismes composites, corps multiple(s) mais « comme-un » ; nouveaux Léviathans repoussants, ou nouvelles Utopies séduisantes, ces représentations, depuis l’Antiquité, sont nombreuses et variées. Mais se sont-elles renouvelées ? (…)

Colloque international – Cergy, 1er et 2 juin 2017 – En savoir plus…

Quel type de communauté organiser dans ce temps de survie ?

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A Migrant Constituent Assembly

Une assemblée constituante migrante est une communauté négative, qui ne peut, par définition, se constituer, en tant que nation. Elle est l’assemblée de ce peuple qui manque, de ce peuple mineur, éternellement mineur, qui défait le lieu de séparation entre son dedans et son dehors. Une Constituante migrante est en cela l’a-réalisation des communautés migrantes, son incompossibilité même, un désir de faire commun dans la récusation de toute solidification des appartenances.  Que pourrait être, que devrait être, une constituante pour un peuple qui fait défaut?

Saturday 28th & Sunday 29th January, 2017
Centre Pompidou
part of the Festival Hors Pistes 2017

Une Constituante migrante

Centre Pompidou
Samedi 28 & Dimanche 29 janvier 2017

Grande salle du Centre Pompidou de 14h à 21h
Entrée libre

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