Oldies but goodies: Durkheim lit Tönnies (1889)

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tonnies

Article de la Revue Philosophique (1889), XXVII, pp. 416‑422 ; repris in Émile Durkheim (1975). Textes 1. Éléments d’une théorie sociale, Paris, Éditions de Minuit, pp. 383‑390.

 

« Quoique cet ouvrage soit avant tout une étude de science sociale, des vues de nature très diverse y sont intimement mêlées. En même temps que toute une sociologie, on y trouvera toute une philosophie et toute une psychologie. Schopenhauer, Karl Marx, Kant, Sumner Maine, les évolutionnistes inspirent tour à tour ou simultanément l’auteur. Une synthèse aussi éclectique… » Lire la suite

Pour une théorie du « Rassemblement » (Judith Butler)

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Erdem Gunduz in Taksim SquareFin 2016, Fayard publiait sous ce titre la traduction française des Notes Toward a Performative Theory of Assembly de Judith ButlerCe livre est en fait la compilation en plusieurs chapitres de conférences et d’articles récents de la philosophe américaine, plus connue comme spécialiste des questions de sexe et de genre et théoricienne du queer (Trouble dans le genre 2005, Défaire le genre 2012) mais qui s’est aussi beaucoup attachée plus généralement à déterminer « ce que peuvent les corps ensemble », associant interrogations sur la précarité et la vulnérabilité à une réflexion politique et militante sur l’encapacitation (empowerment) et capacité d’agir (agency) des subalternes.

 A l’origine de ce livre… Lire la suite

A-t-on renoncé à la Communauté?

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600px-Ambrogio_Lorenzetti_002Une interview audio de Jean-Luc Nancy (17/11/2016)

Par-delà ce fantasme de la communion, Jean-Luc Nancy propose une réflexion originale sur la communauté, qui constitue l’un des fils d’Ariane de son œuvre – de La communauté désœuvrée (1986) jusqu’à La communauté affrontée (2014). C’est comme désœuvrement qu’il faut penser la communauté – et ce désœuvrement n’est pas le renoncement à la communauté elle-même, mais le renoncement à son achèvement, à la recherche de sa clôture et de sa totalisation.

C’est ainsi que l’on peut retrouver le sens du politique, comme l’écrivait Jean-Luc Nancy en 1986 :  « Politique voudrait dire une communauté s’ordonnant au désœuvrement de sa communication, ou destinée à ce désœuvrement : une communauté faisant consciemment l’expérience de son partage ».

à écouter sur France-culture en cliquant ici

 

Le conflit politique: logiques et pratiques

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commune-de-paris-1871-barricade-rue-saint-sebastien-paris-xieme-ar-e8f67Colloque du Collège International de Philosophie qui s’est tenu les 6,7 & 8 avril 2017 à la Parole Errante et au Théâtre L’échangeur.

avec, parmi d’autres,  Jacques Rancière, Alain Badiou, Bernard Aspe, Frédéric Neyrat…

Toutes les communications du colloque, qui posent naturellement la question de la Communauté, sont désormais en ligne sur le site de la vie manifeste.

 

Vivre, donc. Maintenant.

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lundi.amlocalcache-vignettesL700xH467demainestannule-60a37-733da93ba38bd0c43a5f795576b663f5aba78044Au lendemain même des élections, paraît aux éditions La Fabrique Maintenant, dernier petit opus du Comité invisible. Et le premier chapitre, qui tire à chaud les leçons de la campagne présidentielle française, annonce sans coup férir  : « Demain est annulé ».

On peut regarder une campagne présidentielle couler à pic. La transformation du « moment le plus important de la vie politique française » en grand jeu de massacre n’en rend le feuilleton que plus passionnant. On n’imaginait pas Koh-Lanta avec de tels personnages, ni rebondissements si vertigineux, épreuves si cruelles, humiliation si générale. Le spectacle de la politique se survit comme spectacle de sa décomposition.

Reprenant en plus court les analyses d’A nos amis (2015), ce livre tire également les leçons pour le présent immédiat des manifestations de 2016 contre la loi Travail et des promesses inabouties du mouvement Nuit-Debout. Pour réaffirmer plus fortement encore, à la veille de l’élection d’un nouveau président, que seul un processus de destitution peut contrer le fonctionnement calamiteux des institutions que nous connaissons.

En somme, pour nous, c’est Maintenant ou jamais.


Au même moment, paraît sur son blog un billet d’André Gunthert, qui analyse ce qu’il appelle « le repli micro-communautaire » (dont il fait de l’épicerie de Tarnac un symbole) comme la conséquence du désastre ambiant :

Face au pouvoir des lobbies ou à l’abandon des élites, les communautés minoritaires n’apparaissent plus comme une menace, mais au contraire comme un abri, le dernier refuge des solidarités et des protections que n’offre plus le politique. Significativement dénoncée par le pouvoir comme l’épicentre de la révolution, l’épicerie de Tarnac symbolise aujourd’hui l’horizon paisible d’une communauté affinitaire, qui ne peut manifestement plus être atteint à travers les instruments de la citoyenneté.

Lire son billet « Sous le signe de Tarnac » ici

« La bouche qui dit Nous »

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E.marrouLa philosophe Elise Marrou coordonne un dossier de la revue Klésis et livre une réflexion intéressante sur la possibilité d’une énonciation collective: « Dire nous »

On écoutera également avec profit sa communication intitulée « la communauté des hommes et des bêtes: un nouveau partage du sensible », qui mêle Kafka et Rancière,  ici.