« Toute communauté doit ressembler à un bordel »

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Cette phrase isolée provient des Carnets de bord de Pierre Guyotat. Elle date de l’été 1964. Guyotat est alors au tout début des prises de notes pour son « épopée », Tombeau pour cinq cent mille soldats. Cette réflexion peut être éventuellement entendue dans la dimension de prostitution généralisée et des « pages accouplements insensés », où l’homme retrouve la difficile innocence de son animalité à travers un flux ininterrompu de combinaisons diverses. Guyotat imaginera à l’époque une sorte de déluge apocalyptique, qui finit en félicité et en joie. Il écrit quelques lignes plus loin dans le carnet : « Bordels, bordels: la poésie y est aisée, le sublime des gestes, des dialogues aussi, le vêtement, la chair, etc. / C’est un lieu sacré de l’humanité. » Th. T.

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