A nos amis…

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Une belle citation, extraite d’un petit livre à lire absolument :

« Pas de société donc, mais des mondes. Pas de guerre contre la société non plus : livrer la guerre à une fiction, c’est lui donner chair. Il n’y a pas de ciel social au-dessus de nos têtes, il n’y a que nous et l’ensemble des liens, des amitiés, des inimitiés, des proximités et des distances effectives dont nous faisons l’expérience. Il n’y a que des nous, des puissances éminemment situées et leur capacité à étendre leurs ramifications au sein du cadavre social qui sans cesse se décompose et se recompose. Un grouillement de mondes, un monde fait de tout un tas de mondes, et traversé donc de conflits entre eux, d’attractions, de répulsions. Construire un monde, c’est élaborer un ordre, faire une place ou pas, à chaque chose, à chaque être, à chaque penchant, et penser cette place, la changer s’il le faut. » Comité invisible, A nos amis, La Fabrique, 2014, p. 195-6.

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